vendredi 16 janvier 2009
Fleur d'Hiver
Je dors dans le Coeur du Monde
Je dors au coeur du monde
Lovée sous le manteau de neige blanche
Eclore demain, au printemps,
Dormir encore un peu
sous le Rêve diaphane
de la lumière blanche
Je suis le Bourgeon de ce Futur
Fleur d'été cristallisée
dans ce gel aux allures de glace
Je suis Flamme qui brûle sous les cristaux au coeur tendre
Flocon tranquille
Flocon doux
Chape blanche d'un tapis tendre
Et sous le Vent je m'envole
Demain Naît aujourd'hui
Intense fragrance
de l'Aube qui se dévoile
vendredi 14 novembre 2008
Pardonnez-moi...

Photo de David Roy
Pardonnez-moi de croire encore
que l'Amour n'est pas mort
et que si quelque part il dort encore
ce n'est qu'au plus profond de vos corps
Pardonnez-moi de ne fleurir
que d'espoir à vous offrir
et de ne souhaiter mourir
qu'à l'aube de vos sourires
Pardonnez-moi de rêver encore
d'une Humanité dont tout l'or
ne serait logée qu'au coeur des corps
dansant sur le plus beau des Accords
Pardonnez-moi de ne souffrir
que sans espoir flétrir
et de ne me languir
qu'à plus encore vous chérir
Pardonnez-moi...
vendredi 10 octobre 2008
L'espoir

Dessin d'Eric S - "Cube"
Hier j'entendais dire : "l'espoir peut être un but"...
L'espoir ? un but ?
Quelle drôle d'idée !
L'espoir ne peut pas être un but en soi.
Juste et seulement un compagnon de route.
Celui qui soutient et porte quand le courage vacille.
Celui qui orne d'un sourire les lèvres serrées d'amertume.
Celui qui insuffle la force quand plus aucun pas ne nous semble possible.
Celui qui fait voir plus loin que la ligne d'horizon.
Celui qui recueille les larmes pour apaiser la douleur.
Celui qui alimente la Foi quand le ciel est trop lourd.
Celui qui exhorte à la transcendance de soi à Soi.
Celui qui anime lorsque tout semble mort.
Celui qui aime au-delà de nous-même.
Celui qui dessine l'arc-en-ciel entre pluie et soleil.
Les orages...

.
Il dit encore :
"Les orages si violents soient-ils
ne peuvent détruire
ni le soleil, ni les étoiles
l'important est de déployer cette certitude dans ses ailes
alors
au fur et à mesure qu'on s'éloigne de l'orage
le ciel redevient clair
la terre se réveille
et le soleil appelle le regard..."
.
Extrait de : "Dis, est-ce que ça repousse les ailes ?"
(Brigitte Jacques L.)
dimanche 21 septembre 2008
Les couloirs du temps

Au-delà du temps, il y a le temps sans temps, celui où l'instant se fige et où l'espace s'efface laissant libre l'émotion glacée.
Malheur à celui qui s'y arrête.
Lorsque les couloirs du temps s'ouvrent et que le voyageur s'y perd, alors surviennent les scléroses en tous genres.
La Clepsydre ouvre cet espace-temps et l'eau fige l'instant. Ultime trahison du temps éperdu menant inlassablement à la dérision de l'instant factice. Et l'Obscur pose son voile de faux-semblants sur la source des douleurs encore enfouies.
Et la Justice pose son glaive sur son envers.
Et l'Amour de la Mère Terre se fige dans le Roc.
Et l'Espoir se perd dans l'instant glacé.
Alors pleure la Wouivre sur le tapis de roses noires et blanches, et son hululement transperce la nuit née du dernier coucher de Soleil.
Combats !
Il fait si froid...
Combats !
Alors, dans cet espace figé, vacille la Flamme de l'Espérance...
Un souffle dans le Silence...
Et reprend sa route pour remonter le temps encore plus loin, vers la Source de toutes les douleurs...
samedi 24 mai 2008
Immobile

Etre Immobile
Retenir son Souffle
Capter les cris
Même les plus muets
Souffrances, douleurs, peurs...
Etre Immobile
Retenir son Souffle
Capter la Vibrance
De ces coeurs déchirés
Luttant au corps à corps
Dans un dernier Appel...
Etre Immobile
Retenir son Souffle
Capter l'intolérance
D'une si longue agonie
Corps en sursis
Âmes en détresse...
Etre Immobile
Au coeur du Centre
Et Relâcher le Souffle
Inspir...
... Se Remplir
Expir...
... Irradier !
Etre Immobile
Et Irradier au coeur de l'Onde
Rendre la Force aux forces
Et Ranimer les flammes
Des espoirs exsangues...
La souffrance est une cage
Dont chacun à en soi la clef
Car il n'est point de douleur
qui ne puisse se transcender !
Etre Immobile
Et Irradier
Ami, Frère Humain,
Lève la tête,
Le Soleil est là !
mardi 20 mai 2008
Ode à la Lune
Toi, Ma Lune,
qui immuable à travers les âges parcourt la Nuit de l'infini,
Toi, Ma Lune,
qui marqua mon front du Sceau de ton doux croissant,
Toi, Ma Lune,
qui vibre à l'Unisson de la Vie sur le Coeur de l'Univers,
Ronde de ta Plénitude,
tu accompagnes les songes des hommes perdus dans leur propre nuit,
Croissant éthéré,
tu berces les espoirs des hommes courant sur leurs vies chaotiques,
Fondue dans la Nuit,
tu révèles aux hommes le secret du Monde Invisible,
Toujours présente, tu es la Lumière qui luit au creux de l'insaisissable Reflet,
Mère des consciences endormies, menant vers l'Eveil du Jour.
Toi, Ma Lune,
MèreVeillance d'Argent,
comme il est doux cet espace au sein de toi.
Accompagne mes Rêves à leur Firmament...
A genoux,
je t'Honore,
Habite-Moi encore...
mercredi 14 mai 2008
Croire en l'Homme

Peinture de John Pitre - "Identity"
Curieux animal que cet homme qui cherche des dieux pour l'absoudre mais qui renie la Vie elle-même...
D'un continent à l'autre, il chante les noms de Jésus, Bouddha, Mahomet, et de versets en sarabandes, il loue l'Amour... pour le fouler aux pieds et le crucifier dans l'instant.
L'homme a-t-il donc si peu de Foi qu'il ne puisse croire en lui-même ?
Ainsi il verse allègrement le sang de la Terre, le sang de ses frères... au nom de qui ? au nom de quoi ?
Ainsi tel ce Pierre qui renia son Frère par trois fois avant le chant du coq, le voici reniant sa prière en oubliant de sourire simplement au mendiant sur le parvis de l'église...
Qu'as-tu donc oublié, homme, pour te maudire ainsi sans fin ?
Ne te rappelles-tu pas qu'en toi coule le sang de l'Eternel ?
Fais donc appel à ta Mémoire... Souviens-toi... tu es le Fils du Soleil et des Etoiles ! En toi brûle l'Amour, en toi vibre la Vie ! Libère-toi de ce carcan de faux-semblants dont tu fais ta prison, et rends Gloire à ton Essence en laissant s'Accomplir en toi le Rêve de l'Homme !
Et si la force te manque, parfois, alors rappelle-toi que moi je crois en Toi.






