mardi 26 mai 2009
Justice... ?
De quel côté penche donc la balance ?
Celui du plus juste... ou simplement celui du plus fort ?
A coups de lois, en a-t-on fini par oublier le simple bon sens ?
Voilà un homme, simple et généreux, un homme anonyme dans la foule, qui consacre sa vie à changer un peu la vie des gens en difficulté. Il fait comme il peut, en toute simplicité, y passe des nuits blanches à trouver des idées pour trouver les moyens...
Voilà un autre homme, cupide et fourbe celui-là, qui profite du système pour s'en mettre "plein les fouilles", un homme dérangé par le premier dans son petit trafic quotidien...
Et voilà t'y pas que cet homme décide de se "débarrasser" du gêneur. C'est simple, pour cela il lui suffit de l'accuser d'abus de bien social, il lui suffit de faire de la diffamation purement et simplement.
Aucune preuve n'a été nécessaire pour que le premier se retrouve en garde à vue ! Le faux témoignage a suffit. Au bout d'une journée d'interrogatoires et de perquisitions, tout le monde a éclaté de rire, l'évidence du mensonge du second était si flagrante.
Libéré, mais pas tiré d'affaire pour autant... car la "procédure" doit suivre son cours.
Et quand on demande ce que l'on doit faire pour arrêter cet escroc, la réponse est tout aussi simple : "rien"... "ce monsieur est en maladie, il est donc protégé par ce statut"...
L'attaquer pour diffamation ?... "non, il vous manque des preuves monsieur"... (bien sûr, elles sont chez lui puisqu'il les a volées).
La menace de mort devant témoins ?... "non, il faut qu'elle soit réitérée pour être valable"...
Peut-être qu'il faut attendre que la menace soit mise à exécution pour qu'enfin la justice se bouge ?
Ce jour là, alors, je serai veuve... et je crainds que dès lors ma compassion n'aie atteint ses limites.
J'avoue que je ne comprends pas ce système, où la mauvaise foi, pourtant reconnue, semble l'emporter sur la vérité, pas suffisamment étayée. Moralité : agissez toujours comme si vous risquiez de vous retrouver sur le banc des accusés, même quand cela vous semble tellement improbable, et gardez toujours toutes les preuves sous clé !
lundi 27 avril 2009
Ces cailloux sur le chemin...
Nous avons chacun nos pierres d'achoppement, ces cailloux, gros ou petits, sur lesquels nous trébuchons...
Comprendre qu'ils naissent tous de nos peurs et de nos blessures, en réalité, cela n'est pas très difficile.
Ce qui l'est plus par contre, c'est de reconnaître nos comportements qui y sont assujettis... et de les dépasser.
Chaque caillou nous fait grandir, chaque caillou nous mène un peu plus vers l'Accomplissement de nous-même... pour peu que nous prenions la peine de nous y attarder quelque peu, et d'en comprendre le sens.
lundi 30 mars 2009
Belle Amie qui dort
Toi ma belle Amie
Qui dort de ce sommeil artificiel
Instillé goutte à goutte
Au creux de tes veines
Où donc voyage ton âme ?
Dans quels cieux, au gré de quels horizons ?
Le corps en sommeil prend repos
Mais la plaie béante ne se referme pas...
Dis-moi, ma belle Amie,
Quelle est donc cette colère qui te ronge ?
Quel est donc le tourment de tes affres ?
Quand entendras-tu cet écho qui résonne,
Comme un battement de coeur, d'Amour refoulé ?
Oh ma belle Amie, je t'en prie relève-toi
Entends enfin la Voix de cet Ange qui te dit "Ecoute..."
Il y a ce chant au loin qui murmure
Les paroles de paix, la douceur de ton coeur
Je dépose aujourd'hui une larme au sein de ta blessure
Qu'elle te soit fécondance pour pleurer toutes les tiennes
Et t'autoriser enfin à entamer le chemin de la guérison.
lundi 9 février 2009
Désamour

Photo de Christinedb - "La dernière révérence"
Un regard qui se désenlace | |
Un ventre qui se noue | |
Un rire qui s'éloigne | |
Un souffle qui se brise | |
C'est la défusion | |
Et le ciel n'en finit plus de tomber... |
Tu ne le sais pas
Mais un jour viendra
Où le ciel se relèvera
Et brillera comme au premier Matin
Il te faudra du temps
Il te faudra de la patience
Mais il viendra ce jour où
Dans l'espace de son absence
S'inscrira une présence
Et, de fragilité à force,
Tu découvriras le sens d'Aimer
mercredi 28 janvier 2009
Après la tempête...

Peinture de Dominique Piro
La tempête est venue, elle est passée, et elle est repartie, laissant derrière elle quelques traces de son passage.
Personnellement, j'avoue que je l'attendais. J'ai savouré cette nuit juste avant, d'un calme limpide, dont la légère brise ne faisait que murmurer les prémices d'un vent turbulent. J'ai adoré me promener en plein coeur de ce vent vigoureux, au coeur même de la tempête (en plaine, je vous rassure), et j'ai presque regretté son départ, comme si je n'en avais pas eu assez...
Ici, nous sommes restés trois jours sans électricité. Avec son retour, nous avons aussi retrouvé l'accès à l'information, et j'avoue que je suis toujours aussi surprise de ce que j'y découvre !
"Tempête... tueuse" !
11 morts. Bien sûr c'est à déplorer, et bien sûr je suis de tout coeur avec les familles, mais... qu'est-ce à côté des centaines de morts qu'il y a chaque jour ?
Et puis surtout, si j'ai bien lu et au risque de choquer nombre d'entre vous, toutes hormis deux sont dûes à des imprudences qui sortent quand même de toute logique. Circuler sur les routes alors qu'on a tous été prévenus par Météo France du danger me semble pour ma part assez incongru. Tout comme faire fonctionner un groupe électrogène sans une aération suffisante...
J'ai moi-même vu un gars qui essayait de monter sur son toit en plein vent pour vérifier ses tuiles, et un autre qui voulait grimper à un arbre pour lui tronçonner la tête afin d'éviter qu'il ne tombe... n'est-ce pas de la pure folie ? il n'y avait aucune urgence à tout ça.
"Tempête... dévastatrice" !
Elle a fait des dégâts, d'accord, mais... qui ne sont évalués, comme d'habitude, qu'en termes de chiffres économiques. Certes, c'est un coup dur pour les forestiers et les petites exploitations, mais les arbres ne sont-ils qu'une production économique ? ce n'est que ce matin que j'ai enfin trouvé quelques lignes sur l'éventuel impact écologique de cette tempête, mais on n'y parle pas de l'oxygène que ces arbres nous procurent, de cette vie qu'ils nous offrent, ou de la faune qu'ils abritent.
Par ailleurs, une production "économique" doit-elle nous donner tous les droits concernant le manque de respect à la Nature ? Pour ma part, tous les arbres que j'ai vu à terre sont des arbres qui ont été fragilisés préalablement par des travaux qui n'ont tenu aucun compte d'eux, ou par des plantations en ligne qui n'ont aucune logique naturelle...
Les assureurs vont devoir débourser des sous... mais n'est-ce pas justement pour ça qu'on leur en donne ?
Nous avons été privés de courant et de téléphone quelques jours... et alors, où est le drame ? ça sert à quoi de râler ? Evidemment, je sais que pour certaines personnes c'est plus difficile que d'autres, et plus encore pour celles qui manquaient d'eau, mais sincèrement en règle générale, ce n'est tout de même pas si catastrophique ! Juste une question d'habitudes un peu bousculées... ce qui nous donne peut-être une occasion de secouer un peu la poussière qui s'accumule sur notre train-train quotidien, et ce n'est, à mon humble avis, pas plus mal !
Des millions de personnes de par le monde vivent sans électricité, sans eau, sans téléphone... chez nous, c'est devenu une catastrophe, pour à peine quelques jours. Apprendre à relativiser, ça peut parfois aider. Ce n'était pas un tremblement de terre, ni un raz-de-marée, ni un volcan, ni même une explosion nucléaire... juste et seulement une petite tempête.
Personnellement je trouve plutôt sympa de voir les gens sortir de leur nid douillet pour s'entraider, j'admire la rapidité avec laquelle les divers réseaux (électriques, transports, communications, eau) sont remis en route, et je reste malgré tout assez sceptique quant à l'information que nous offrent les médias qui semblent apprécier le catastrophisme à outrance... qui est-ce que cela sert vraiment ? à moins que nous aimions réellement avoir cette sensation d'être des survivants d'un cataclysme ? Peut-être...
Des tempêtes il y en a eu, et il y en aura encore, c'est un fait naturel. 1999 et 2009 sont loin d'être les seules. Alors autant s'y faire et s'y préparer... en faisant "contre mauvaise fortune, bon coeur". Une expression qui prend peut-être tout son sens lors de ce genre d'événements, non ?
lundi 19 janvier 2009
Peut-être que oui, peut-être que non...
Il était une fois un modeste paysan de la vieille Russie. Il était veuf et n'avait qu'un fils.
Un jour, son cheval disparut. Tous ses voisins le plaignirent, en disant qu'une bien triste chose était arrivée.
"Peut-être que oui, peut-être que non", répondit-il.
Trois jours plus tard, son cheval revint accompagné de trois chevaux sauvages.
Les voisins l'envièrent et lui affirmèrent: "Quelle chance tu as !".
A quoi il répondit : "Peut-être que oui, peut-être que non".
Son fils tenta de monter l'un des chevaux sauvages, tomba et se cassa une jambe. Les voisins dirent : "Quelle guigne !"
"Peut-être que oui, peut-être que non", répondit une nouvelle fois le paysan.
Trois jours plus tard, les huissiers du tsar vinrent chercher tous les jeunes hommes valides pour les enrôler dans l'armée, et le fils du paysan ne fut pas enrôlé.
"Quelle chance tu as !" déclarèrent les voisins au vieux paysan.
Nous ne voyons qu'un tout petit bout de notre réalité. Qui sait à quoi peuvent être utiles les expériences que nous vivons !
Sagesse de Lao Tseu
Dessin de Frederianne - "Point d'interrogation"
vendredi 10 octobre 2008
Les orages...

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Il dit encore :
"Les orages si violents soient-ils
ne peuvent détruire
ni le soleil, ni les étoiles
l'important est de déployer cette certitude dans ses ailes
alors
au fur et à mesure qu'on s'éloigne de l'orage
le ciel redevient clair
la terre se réveille
et le soleil appelle le regard..."
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Extrait de : "Dis, est-ce que ça repousse les ailes ?"
(Brigitte Jacques L.)






