mercredi 27 mai 2009
Des traces dans le sable

Une nuit, j'ai fait un rêve. Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur. Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte, la mienne et celle du Seigneur. L'idée me vint - c'était un songe - que chacun de nos pas représentait un jour de ma vie. Je me suis arrêté pour regarder en arrière. J'ai vu toutes ces traces qui se perdaient au loin. Mais je remarquai qu'en certains endroits, au lieu de deux empreintes, il n'y en avait plus qu'une.
J'ai revu le film de ma vie. O surprise ! Les lieux de l'empreinte unique correspondaient aux jours les plus sombres de mon existence.
Jours d'angoisse ou de mauvais vouloir ;
jours d'égoïsme ou de mauvaise humeur ;
jours d'épreuve et de doute ;
jours intenables...
jours où, moi aussi, j'avais été intenable.
Alors, me tournant vers le Seigneur, j'osai lui faire des reproches :
- Tu nous as pourtant promis d'être avec nous tous les jours !
Pourquoi n'as-tu pas tenu ta promesse ?
Pourquoi m'avoir laissé seul aux pires moments de ma vie ?
Aux jours où j'avais le plus besoin de ta présence ?
Mais le Seigneur m'a répondu :
- Mon ami, les jours où tu ne vois qu'une trace de pas sur le sable, ce sont les jours où, moi, je t'ai porté.
Poème d'Adhemar de Barros
Cette histoire m'en a rappelée une autre... celle d'une naissance qui me fut contée, il y a longtemps, par le Vent d'un soir d'été...
Il était une fois un bébé blessé. Dans le ventre même de sa mère. Il n'imaginait pas la vie, il ne faisait que ressentir l'Amour de la mère, l'amour du père, mais surtout l'Amour du Père. Or, au fur et à mesure de son incorporation, le bébé se sentait de plus en plus seul, de plus en plus éloigné de son Père, de son Ange aussi, de ses Amours. Il avait mal. Il avait peur de n'être pas assez fort pour survivre si loin des siens. Alors il demanda à son Père : "Père, j'ai peur, ne me laisse pas." Et le Père lui dit : "de quoi as-tu peur enfant chérie ?". L'enfant dit : "j'ai peur du noir, j'ai peur de chuter loin de toi, je t'en prie père ne me laisse pas". Et le Père lui répondit : "tu es ma fille chérie, comment pourrais-je te laisser ? N'oublie pas mon nom, il te suffit de le prononcer pour être avec moi. Mon Amour t'accompagne où que tu sois !".
Ainsi l'enfant de Dieu devint bambin et partit sur terre pour un long voyage. L'enfant, dans la brume de la vie, oublia ces paroles, mais chaque fois qu'elle prononça le nom de Dieu, le Père lui répondit.
On n'est jamais seul...
Commentaires
Oh merci merci...Tu sais que ces mots me font du bien en ce jour.., un bobo dans mon coeur aujourd'hui.., une page qui se tourne. Enfin, la route continue! Et tout cela avec de beaux et merveilleux signes que nous ne sommes jamais jamais jamais seuls.. Gros bibis a toi ma belle....
Une grande émotion m'étreint. Je te remercie pour ce partage, pour ce doux rappel, parfois la douleur du manque est si forte, alors qu'Il ne cesse de nous accompagner, pas toujours facile, le manque n'est qu'illusion et pourtant ....
Un bisou tout tendre.... :-)
Lk
Oui je connais et j'aime cette histoire... Et je connais aussi des amis qui m'ont accompagnée au moment où je ne savais même plus comment marcher et qui m'ont portée en ne laissant qu'une seule trace dans le sable... Une trace qu'aucun vent n'effacera..;
Merci de remettre ce texte bouleversant...
Bises.
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