Sur les ailes du Vent

Rêveries et cheminement au coeur de la Vie, au creux des Mystères, au gré des Vents...

dimanche 28 juin 2009

Ballet d'envols

hirondelle2hirondelle1.

.

Je ne me lasse pas
de ce spectacle à la fois
si simple et si merveilleux
que celui de ces premiers envols...

Aujourd'hui,
hirondelles et grives
étaient à l'école
du ciel et de l'espace

Et une subite envie
de les suivre au bord des nues
m'envahit d'allégresse

.

A bientôt...               
             ... peut-être !

Onde : Vent Terral
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jeudi 18 juin 2009

Coeur de Lune

Coeur de Lune (Zefyrane)

Il y a quelques temps, j'ai assisté à un phénomène étrange... J'aime à regarder la nuit avant de me coucher, la lune, les étoiles, l'ombre du tilleul, écouter les sons, sentir les odeurs si particulières sous la fraîcheur nocturne. Or, cette nuit là, le ciel était rempli de nuages blancs, qui donnaient à la lumière cet aspect si étrange et magique. La Lune était splendide, rayonnante. Mais assez brutalement un nuage noir apparut, juste devant elle, et ce nuage semblait grandir de tous les côtés à la fois... c'était comme une véritable expansion, jusqu'à ce qu'il voile entièrement la lumière lunaire... et cela m'a fait penser à un message reçu il y a un peu plus de deux ans déjà...

Enfants des Terres,
Enfants des Mers,
Enfants de tous paysages,
Je vous emmène dans le sein de vos nuits.
Lentement,
Doucement,
A travers les Âges,
J'ai éclairé votre voyage,
Pour vous Accompagner jusqu'à ce Jour Béni.
Posez là vos bagages
Car Aujourd'hui
Est Jour de Mariage.
La Nuit s'éteint
et la Nouvelle Aube se lève...

Enfants des Terres,
Enfants des Mers,
Voyez Aujourd'hui la Lumière Nouvelle,
Or et Argent s'entremêlent
Dans leur Union Arc-en-Ciel,
Or et Argent fusionnent
Pour n'être plus qu'Un
Et Acclamer la Nouvelle Terre.
La Planète toute entière
Vibre du Nouvel Eclat.
A vous, hommes, de l'accompagner à présent,
Pour faire Naître la Nouvelle Hératis !

Soyez Sages
Et sans Nuages,
Ouvrez vos Âmes
Vos Regards
Sur le Coeur de l'Âge,
Levez les barrières de l'otage
et Soyez les Ecrins de la Perle sans Âge,
Baignez-vous dans la Nouvelle Lumière
de l'Or et de l'Argent,
Soyez Fidèles
à l'Appel vers Vous-mêmes,
Soyez les Etres Valeureux
du Temps sans Temps,
Montrez-vous au-delà du Miroir,
Eclairez vos Pas de votre propre Luminescence,
Soyez Vous-mêmes, Purs,
et non plus vos pâles Reflets,
Montez Haut, Chantez Clair,
Vibrez du Pas de l'Homme...

J'ai tant bercé vos Rêves
Devenez les porteurs du Mien !
Je Vous Aime
et m'efface de vos Nuits
Pour que vous deveniez votre propre Jour...

A Dieu

Luna
Ma Ka Mele

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lundi 15 juin 2009

Soupe à la grimace...

grimace

BOUH !

Ah ah ! Non rassurez-vous, je ne suis pas tombée sur une mouche et encore moins sur le coin de la cafetière. Quoique............

Non, je vous explique : il y a quelques jours j'ai été z'invitée gracieusement par Dame Hauteclaire (qui a tant de blogs qu'on ne sait plus lequel mettre en lien !) à participer à un concours. Vivi, un concours ! Mais non pas un concours de cornichons (quoiqu'à la rigueur, çui-là j'aurais vraiment des chances de le gagner !), mais un concours d'images. Hihi, c'est à mourir de rire, si mon prof de déchin savait ça, il en tomberait les binocles.

Enfin brefle. Les thèmes du jour sont : "la grimace" et "la lutte contre l'homophobie"... Vous croyez que j'ai choisi le concours de grimace, hein ? nonon, j'ai pris l'autre. Mais vous ne voudriez tout de même pas que je vous montre ma bafouille, n'est-ce-pas... nonon pas avant le jour J, qu'ils ont dit. Donc, voilà j'ai envoyé une petite participation. Et me voici aujourd'hui invitée à vous inviter, vous, à participer... Donc, comme je sais qu'il y en a plein parmi vous qui dessinent, si ça vous branche, allez donc voir par là : le Clog, le blog de concours... Notez, je crois qu'on peut aussi faire des photos.

Bon, on se retrouve là-bas alors ?
Allez zou, c'est parti !

Et si j'envoyais ma grimace ? l'est pas belle ma grimace ? nonon, c'est la grimace spéciale pour ma copine, récupérée in extremis de la poubelle (la grimace, pas la copine, m'enfin !)

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vendredi 12 juin 2009

Fil d'Ariane...

luna_2006
Luna

Je vous présente Luna. Comme vous pouvez le remarquer, c'est un chat. Enfin, pour plus de précision c'est une chatte. Luna est née à la maison, dans mes ptites mains émerveillées. C'était la dernière d'une portée de 4 chatons. Quand nous avons choisi de la garder (on ne pouvait pas garder les 4), oh, vous auriez du voir son regard ! Il faut dire que Luna a un regard vraiment très particulier. Vous me direz sûrement (du moins les comme moi, amoureux des chats) : "mais tous les chats ont un regard particulier", et je vous répondrai oui c'est vrai, mais Luna, elle, c'est vraiment très très particulier... Bref, je disais donc que vous auriez du voir son regard le jour où nous avons décidé que c'était elle qui resterait avec nous... elle savait, elle avait compris, ça c'est sûr.

Donc elle est restée, a grandi, est devenue cette jolie jeune chatte que vous pouvez voir, malgré sa queue un peu tordue, et son allure un peu biscornue... Peu aventureuse, elle ne quittait jamais la maison, ne s'éloignait jamais vraiment loin. En fait, elle était toujours à portée de vue. C'est pourquoi son absence a été tout de suite remarquée. Et crainte, car à l'époque, nous habitions près d'une route assez meurtrière, du moins pour nos chats...

Le deuxième jour de son absence, alors que je la cherchais partout, fouillant les bas-côtés de la route où je m'attendais à chaque instant à trouver son cadavre, une drôle de voix résonna dans ma p'tite tête. Elle disait : "elle est perdue, relie-toi à elle et montre-lui le chemin..."

Bing...
C'est quoi cette histoire encore ?

Le soir commençait à tomber. Le soleil parait le ciel de mille feux. Il faisait extrêmement chaud... Je m'installai dans le jardin, face aux champs, et fermai les yeux...

Et, en un éclair, je la vis !

Elle semblait épuisée, à bout de forces, blessée... couchée dans ce qui paraissait être un champs de maïs.
Je me mis à lui parler. Elle ouvrit les yeux, son regard accrocha le mien. Au bout de quelques instants, elle se mit en route, se traînant lamentablement. La marche dura longtemps, longtemps... jusqu'au moment où elle se coucha, incapable de faire un pas de plus. Je la laissai alors dormir en demandant aux "elfes" de veiller sur elle...

Et je sortis de mon songe éveillée...
me demandant si c'était un rêve ou...

Il était tard, j'allai me coucher. Le lendemain matin, je me dépêchai de conduire ma fille à l'école et de rentrer, prête à reprendre le fil là où je l'avais laissé. Mais en rentrant, je découvris ma Luna évanouie sur mon lit. Je me suis frotté les yeux pour être sûre que je n'hallucinais pas !

10 minutes plus tard, nous étions chez le vétérinaire. Luna avait la patte brisée en mille morceaux. Ceux qui l'ont opérée m'ont dit que c'était un véritable puzzle chinois. Elle a eu une longue, très longue convalescence. Elle est encore un peu plus tordue qu'avant, mais elle va bien maintenant.

Mais alors, ce fil d'Ariane...
coïncidence ?
rêve ?
ou... réalité ?

smile_wink

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mercredi 10 juin 2009

Le Corbeau et la Lumière

Le Corbeau (Eric S)
Le Corbeau (Dessin d'Eric S)

Avant qu'il y eût quoi que ce fût au monde, avant que les eaux eussent tout recouvert puis se fussent retirées, avant qu'il y eût sur la terre des animaux, dans l'air des oiseaux, dans la mer des poissons, des baleines et des phoques, il y avait un vieil homme qui vivait dans une maison, au bord d'une rivière, avec son unique enfant, une fille.

Qu'elle fût belle comme les branches du sapin ciguë sur un ciel de printemps au lever du soleil ou laide comme une limace de mer est à vrai dire de peu d'importance dans cette histoire qui se passe à peu près complètement dans l'obscurité.

Car le monde en ce temps-là était tout entier plongé dans le noir. Un noir d'encre, un noir de poix, un noir où tout se noie, un noir plus noir que la plus noire des nuits d'hiver, plus noir que tout ce que l'on a connu depuis de plus noir.

S'il faisait si noir, c'est que le vieil homme avait dans sa maison au bord de la rivière un coffre qui contenait un coffre qui contenait un coffre qui contenait une infinité de coffrets, chacun d'eux contenant un coffret légèrement plus petit que lui jusqu'au dernier qui était si petit qu'il ne pouvait rien contenir d'autre que toute la lumière de l'univers.

Corbeau, qui existait bien sûr à cette époque puisqu'il a toujours existé et existera toujours, n'était pas très content de cet état de choses. Il se cognait partout, trébuchait ici et là et cela le freinait considérablement dans sa quête de plaisirs en tout genre et dans ses incessants efforts pour changer le monde et se mêler de tout.

Ses errances dans l'obscurité finirent par le mener jusqu'à la cahute du vieil homme. Il commença par entendre une petite voix qui chantonnait à quelque distance. En suivant la voix, il ne tarda pas à se trouver près d'une maison et, lorsqu'il eut collé son oreille contre les planches de la paroi, il parvint à capter ce qui suit : "J'ai chez moi un coffre, et à l'intérieur de ce coffre il y a un autre coffre, et à l'intérieur de ce coffre il y a beaucoup de coffrets et dans le plus petit de tous il y a la lumière du monde ; tout ça m'appartient et je ne laisserai jamais qui que ce soit y toucher, même ma fille, car, qui sait, elle est peut-être aussi laide qu'une limace de mer, et ni elle ni moi n'avons envie de le savoir."

Il ne fallut qu'un instant à Corbeau pour décider de s'approprier la lumière, mais il lui fallut beaucoup plus longtemps pour imaginer comment s'y prendre.

D'abord il chercha à localiser la porte. Mais il eut beau faire mille et mille fois le tour de la maison et tâter les planches une à une pendant des heures, il ne put trouver la moindre ouverture. Il lui arrivait parfois d'entendre le vieil homme ou sa fille quitter leur logis pour aller chercher de l'eau ou pour toute autre raison, mais il sortait immanquablement par la façade opposée à celle devant laquelle il se trouvait , et, si vite qu'il se précipitât de l'autre côté, c'était toujours pour arriver devant une paroi désespérément lisse.

Découragé, Corbeau se mit à arpenter le bord de la rivière en se creusant la tête pour découvrir le moyen de pénétrer dans la maison. Ce faisant l'idée de la jeune personne qui s'y trouvait commença à faire quelque effet sur son imagination, et sur autre chose aussi.

"Il est probable qu'elle est laide comme une limace de mer, se dit-il, mais d'un autre côté elle pourrait bien être belle comme les branches d'un sapin ciguë sur un lever de soleil de printemps, si seulement il y avait assez de lumière pour qu'il y en eût un."

Ce furent ces réflexions quelque peu oiseuses qui lui suggérèrent la solution du problème.

Il attendit que la jeune fille, dont il pouvait maintenant distinguer les pas de ceux ce son père, vînt à la rivière pour y quérir de l'eau. Se changeant alors en aiguille de pin, il se laissa tomber dans le flot et descendit le courant juste à point pour être pris dans le seau qu'elle remplissait. Même sous cette dimension réduite, Corbeau était encore capable d'exercer ses pouvoirs magiques, assez tout au moins pour donner si soif à la jeune personne qu'elle but une grande gorgée d'eau et avala l'aiguille.

Quand il eut dégringolé bien au fond de son petit ventre chaud, Corbeau se nicha dans un coin confortable, se transforma une fois de plus, cette fois en un minuscule être humain, et partit pour un long sommeil. Tout en dormant, il se mit à grandir.

La jeune fille ne comprenait goutte à ce qui lui arrivait, et naturellement elle n'en dit mot à son père, qui, étant donné qu'il faisait tout noir, ne remarqua rien d'anormal, jusqu'au jour où il ne put pas ne pas noter une nouvelle présence dans la maison, Corbeau y ayant fait une apparition triomphale sous la forme d'un nouveau-né de sexe masculin.

C'était - ou ç'aurait été si quelqu'un avait pu le voir - un garçonnet d'étrange apparence, doté d'un long nez en forme de bec et de quelques plumes par ci par là. Il possédait aussi les yeux brillants de Corbeau, ce qui aurait donné à sa physionomie un air vif et fureteur - si air il avait pu y avoir au regard de quiconque.

Et quel tintamarre il faisait ! Son cri était à la fois celui d'un enfant gâté et celui de Corbeau dans ses heures de colère - et pourtant sa voix pouvait avoir aussi la douceur du vent dans les branches de pin ; il y passait alors quelque chose de ce sublime chant de cloche dont la gorge de Corbeau a le privilège.

Dans ces moments-là son grand-père se prenait à adorer ce nouveau-né bizarre et passait de longues heures à lui fabriquer des jouets et à lui inventer des jeux.

Tout en travaillant à renforcer l'affection et la confiance du vieil homme envers lui, Corbeau intensifiait ses recherches dans la maison. Au terme d'explorations multiples, il en vint à la conviction que la lumière était cachée dans le grand coffre qui était posé dans un coin. Il en souleva un jour précautionneusement le couvercle, mais ne put rien voir. Il put seulement sentir un autre coffre à l'intérieur. Cela avait suffit pour que le grand-père se rendît compte qu'il était arrivé quelque chose à son précieux réceptacle ; il réprimanda très sévèrement le voleur potentiel, le menaçant des pires punitions s'il touchait encore au coffre.

Cette algarade déclencha une suite de protestations assourdissantes, suivies de tendres supplications par lesquelles, sans jamais mentionner la lumière, l'enfant Corbeau se contentait d'implorer que lui fût donné le plus grand coffre. Ce coffre, disait-il, était la seule chose qui lui manquait pour être tout à fait heureux.

Comme la plupart des grands-parents sinon tous l'ont fait depuis le commencement des temps, le vieil homme finit par céder et donna à son petit fils le coffre extérieur, ce qui le satisfît pour un bout de temps. Mais, comme la plupart des petits-enfants sinon tous l'ont fait depuis le commencement des temps, Corbeau ne tarda pas à demander le coffre suivant.

Cela lui prit des jours et des jours, il lui fallut des cajoleries sans nombres coupées de crises savamment orchestrées, mais il obtint, l'un après l'autre, tous les coffrets. Déjà quand il n'en restait plus que quelques-uns, une étrange luminosité, jamais encore observée, avait commencé à pénétrer l'obscurité, faisant apparaître des formes vagues et des ombres, rien encore de bien défini. Au dernier coffret, l'enfant Corbeau usa de sa voix la plus irrésistible pour prier le vieil homme de lui laisser tenir la lumière rien qu'un tout petit peu.

Sa requête fut immédiatement rejetée, mais naturellement le grand-père au bout d'un certain temps finit par céder. Du dernier coffret il sortit la lumière, sous la forme d'une belle boule incandescente, et la lança à son petit-fils.

Il n'aperçut que pendant une fraction de seconde l'enfant à qui il avait prodigué tant d'amour car, dans le temps même où la lumière allait vers lui, sa forme humaine disparut pour laisser place à une masse énorme, noire et brillante, ailes déployées et bec ouvert, en position d'attente. Corbeau se saisit de la boule de feu, jeta ses larges ailes derrière son dos et se catapulta à travers le conduit de cheminée dans l'obscurité du vaste monde.

Celui-ci fut instantanément transformé. Les montagnes et les vallées apparurent, précisément dessinées : les rivières prirent un éclat étincelant ; partout la vie se mit en mouvement. Et, à l'autre bout du ciel, une autre grande masse ailée fit irruption dans l'espace : la lumière avait frappé pour la première fois le regard de l'aigle et lui avait montré sa cible.

Corbeau évoluait dans le ciel, tout à la joie que lui donnait son précieux butin, admirant l'effet que celui-ci produisait sur le monde au-dessous de lui, se félicitant de ce qu'il voyait maintenant où il allait au lieu de voler comme avant à l'aveuglette en priant pour qu'il ne lui arrivât pas trop de catastrophes. Il était si heureux qu'il n'aperçut l'aigle que quand celui-ci était déjà presque sur lui. Dans sa panique, il fit une embardée pour éviter les serres cruelles de son ennemi et, ce faisant, laissa échapper une bonne moitié de la lumière qu'il tenait dans son bec. Celle-ci tomba brutalement sur les rochers qu'il était en train de survoler et s'y brisa en éclats -un gros et une infinité de petits- qui rebondirent jusque dans le ciel où, devenus la lune et les étoiles, ils rendent encore aujourd'hui gloire à la nuit.

L'Aigle pourchassa sa proie jusqu'aux confins du monde ; là, épuisé par cette longue traque, Corbeau finit par lâcher son dernier morceau de lumière. Celui-ci, après s'être posé en douceur sur un lit de nuages, s'éleva tout doucement au-dessus des montagnes de l'est.

Ses premiers rayons pénétrèrent par le conduit de la cheminée jusque dans la maison près de la rivière où le vieil homme pleurait amèrement sur la perte de son trésor et sur la trahison de son petit-fils. Mais lorsque la clarté fit irruption il leva les yeux et pour la première fois aperçut sa fille, qui était restée tranquillement assise dans un coin pendant tout ce temps, complètement ahurie par cette succession d'événements.

Le vieil homme vit alors que son enfant était belle comme les branches du sapin ciguë sur un ciel de printemps au lever du soleil et il commença à se sentir un peu mieux.

Mythe des origines Haïda Gwai
selon une adaptation de Muriel Bloch

Onde : Vents Sages
Posté à 17:34 - Vos mots [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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